L’histoire de Raymond IV

Christelle PageronChristelle, tu es française n’est-ce pas ?
Oui, je suis née à Versailles et j’ai vécu dans une petite ville de la région parisienne et 7 ans à Toulouse.

 

Qu’est ce qui t’as amené à Montréal ?
Je suis arrivée au Canada en 2009, à Canmore, Alberta où j’ai vécu une année. J’ai pu avoir du recul sur ma vie. Après un court retour en France, l’appel du Canada a été plus fort, mon conjoint s’est vu offrir un poste à Montréal, étant curieuse et amoureuse du défi, je l’ai suivi. A moi Montréal !!! (Rires)

 

Comment t’es venue cette passion pour dénicher les beaux habits ?
J’ai toujours aimé la mode : quand j’étais petite je m’amusais déjà à conseiller mes copines sur leur tenue ! En grandissant c’est devenu une passion : comme j’avais un petit budget, je me levais aux aurores pour fouiner dans les vide-greniers et partir à la chasse aux trésors.
J’adore ça ! C’est un moment de bonheur où je suis dans ma bulle à la recherche de la pièce rare. C’est un peu ma thérapie.

 

D’où te vient cette capacité à repérer les produits tendances et stylés ?
J’ai travaillé plusieurs années chez Zara à Versailles et sur les Champs Élysées, où j’ai été au contact d’une clientèle exigeante et pointue qu’il fallait conseiller de manière pertinente. J’adore habiller les gens, en un coup œil je peux percevoir une personnalité et visualiser les vêtements les plus adaptés.

 

Quand as-tu eu l’idée de lancer Raymond IV ?
Je crois que l’idée a toujours été présente, mais elle a murie petit à petit.
Au départ, j’ai commencé à vider mon dressing en revendant dans les marchés et les vide-greniers les beaux vêtements et les pièces uniques que j’avais accumulé.
Puis je me suis essayée à une première version du site « modèle réduit » entre copines à Toulouse.
En arrivant au Canada le projet est tombé comme une évidence car il n’existait aucun site d’échange de vêtements de bonne qualité.
Depuis septembre 2013 je travaille dessus à 200% et j’ai entrepris différentes formations pour compléter mes compétences entrepreneuriales : chez Compagnie F ainsi que dans les centres d’entrepreneuriat de l’UQAM et d’HEC et le SAJE où j’ai réalisé mon plan d’affaires.

 

Pourquoi ce nom, « Raymond IV »?
C’était le nom de ma rue à Toulouse, où est né le premier www.raymond4.com ! : une rue charmante avec de très beaux immeubles à l’architecture raffinée, dans un quartier chaleureux, convivial et cosmopolite. D’ailleurs la première session lookbook a été shootée dans cette rue avec mes voisines devenues modèles d’un jour !

 

Qu’est ce qui te plait dans le projet Raymond IV ?
C’est un sacré défi personnel car tout est à faire : sélectionner les vêtements, se rendre aux évènements, gérer le stock et la comptabilité, alimenter les réseaux sociaux…
Heureusement mon conjoint Cédric, développeur web de métier, me soutient beaucoup : c’est lui qui conçoit l’ensemble du site internet.
Mais par-dessus tout, ce que je préfère c’est de pouvoir offrir à mes clients une solution et nous rassembler pour vendre et s’habiller à moindre coût tout en étant stylé !
Rendre service aux autres, tout en aimant ce qu’on fait, c’est génial non ?

 

Quelle a été ta plus belle trouvaille ?
Il y a deux ans, j’ai chiné un sac Christian Dior à $4, en excellent état dans une vente de garage sur la rue Rachel …. Je l’adore !

 

Comment définirais-tu ton style personnel ?
Simple et pratique avant tout, avec une touche de raffinement.
J’aime me mettre en valeur tout en restant à l’aise et sans en faire trop.

 

D’ailleurs, peux-tu nous décrire ce que tu portes aujourd’hui ?
Je porte un mélange de choses chinées et de vêtement neufs : un chemisier Wilfred en soie chiné pour 5$, un slim H&M, des baskets compensées ASH achetées à une bloggeuse, un sac Fossil en cuir que l’on m’a offert et une saharienne Billabong trouvée en friperie.
Coté accessoires, Ce sont des bracelets designés et conçus par une amie, créatrice de la marque montréalaise « Si Simple » (https://www.etsy.com/ca/shop/SiSimple).
Le tout pour moins de $100! (Réaction de la journaliste)

 

Quelles sont tes marques fétiches?
J’aurais du mal à répondre à cette question. Je flashe surtout sur une coupe, un petit détail qui fera la différence, une matière…
J’aime certaines marques comme Sandro ou Maje, mais je ne suis pas exclusive : je suis ouverte aux belles choses.

 

Quel est ton dernier achat ?
Des boots en daim Sam Edelman… Ça faisait longtemps que je les avais en tête et j’ai fini par craquer !
Acheteuse compulsive que je suis, je m’arrange toujours à me faire offrir mes coups de cœur. Dernièrement c’était ma fête et j’avais repéré 2 articles de la marque & Others Stories, un sac et une paire de sandales magnifiques. C’est chose faite, ils sont à moi maintenant !!! (Rires)

 

Quand tu ne traines pas dans les ventes de garage et les vide-dresssing, où passes-tu ton temps ?
Dans mon quartier : Hochelaga. J’adore cet endroit. Il y a une ambiance créative, tout en restant simple et populaire : un joyeux mélange !

 

Peux-tu nous conseiller quelques bons spots locaux et sur Montréal?
• Monsieur Smith pour boire un verre dans une ambiance chic et décontractée.
• Le parc Maisonneuve pour une balade ou un footing,
• Le marché Maisonneuve pour les courses du dimanche,
• Le restaurant Kam Fung, métro place des arts, pour découvrir les meilleurs Dim Sum de Montréal,
• Et le Festival de Jazz… l’incontournable.

 

J’ai cru comprendre que tu avais d’autres talents cachés…
(Rires) OUI, Je chante depuis que je suis toute petite.
J’ai fait partie d’une chorale gospel à Paris pendant 5 ans en tant que soliste et d’un groupe de funk quand je vivais sur Toulouse.
La musique me suit depuis toujours et me fait vibrer. Mon rêve serait un jour d’avoir le cran de monter sur scène avec ma guitare le temps d’une chanson….Patience.

Christelle on te souhaite un bon succès pour ce beau projet, d’ailleurs à ce propos pourrais-tu jeter un coup d’œil à ma garde-robe ?

 

Interview réalisée le 31 mai 2014, à Montréal
par Sonia Reboul Journaliste et consultante Marketing